Pour la défense et la sauvegarde de notre souveraineté alimentaire !

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Exigeons un débat sur le pouvoir d’achat devant le parlement.

Un débat sur le pouvoir d'achat doit avoir lieu au parlement. Avec vous, nous serons en mesure de porter cette exigence devant le parlement. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de force. En signant cette pétition, nous agirons ensemble pour chacune et chacun d'entre nous. Pour nos familles, pour nos entreprises. Pour redonner du pouvoir d'achat à tous.

Julien Aubert

Président de Oser la France

Nos derniers signataires

591

Signataires

veronique S Retraite 20167 Cuttoli Corticchiato
Paul O Retraité 75020 Paris
Kilian R Lycéen 83420 La croix valmer
Rudy T Enseignant 02870 Vivaise
François B Retraité 57970 STUCKANGE
Anne B Architecte 75005 Paris
Nelly F Retraitee 08000 Charleville-Mézières
B Arhimou 92800 Puteaux
Patricia C Retraitée 94500 Champigny sur marne
Christian B ASSUREUR 67300 Schiltigheim

Mars rouge : l’heure des choix

Mars promet d’être le mois de tous les dangers pour le pouvoir d’achat des Français : les prix des aliments devraient augmenter de 12 à 14%, et l’inflation pour ces produits atteindre 15% en juin. En effet, le troisième mois signe la fin des négociations annuelles entre les fournisseurs et les distributeurs. La négociation entre industriels et distributeurs de l’agro-alimentaire a toujours été très tendue, avec une pression forte des distributeurs à la baisse des prix, baisse qui se répercute évidemment jusqu’à l’agriculteur. 2023 va amplifier les choses avec des fournisseurs de produits alimentaires confrontés à la flambée des matières premières.

Face à ce « mur inflationniste », des solutions de court-terme sont en train d’être mises en place, comme la suspension de l’application d’une des dispositions de la loi EGALIM sur le seuil de revente. Depuis 2018, les magasins, les distributeurs comme Lidl, Leclerc, Auchan doivent vendre les produits alimentaires avec au moins 10% de marge. À l’origine, ce système a été mis en place pour éviter la course effrénée aux prix bas, mais aussi pour garantir un profit minimal aux supermarchés pour qu’en contrepartie, ils achètent plus cher les produits agricoles.

Néanmoins, cette piste est controversée : pour plagier Montesquieu, il ne faut toucher à la loi EGALIM que d’une main tremblante, car ce serait un très mauvais signal pour beaucoup d’agriculteurs. Les sénateurs ont amendé la proposition de loi du député Renaissance Frédéric Decrozaille, soutenue par Michel-Edouard Leclerc, en suspendant ce SRP (seuil de revente à perte) + 10% pour les seuls fruits et légumes.

En effet, dans le domaine agro-alimentaire, tous les acteurs sont « pauvres » : les agriculteurs ont du mal à gagner leur vie, les industriels pratiquent les salaires les plus bas de l’industrie et ils ne sont pas milliardaires, les distributeurs fonctionnent depuis toujours sur le principe marges faibles/gros volumes. Tous ces acteurs, qui interviennent au plus profond des territoires français et dont les activités ne sont pas délocalisables doivent être sauvés ensemble et non pas opposés les uns aux autres.

Face à l’écume des choses, Oser la France propose une double stratégie, sur le front du pouvoir d’achat et sur le front de la souveraineté alimentaire.

Nous devons tout d’abord prendre acte du retour de l’inflation et protéger les consommateurs français. L’indexation (ou même une indexation partielle) des salaires reste la meilleure des solutions pour permettre aux consommateurs de passer ce cap difficile. En effet, avec un taux de chômage de 7%, le risque de boucle "prix-salaires", c’est à dire d’une inflation auto-entretenue reste faible.

Rappelons cependant que notre croissance ne tient qu’au fil de la consommation alimentée par les transferts sociaux (34% du PIB) et l’endettement (112,5% du PIB), et que cette politique d’indexation est un pis-aller qui ne modifiera pas non plus le problème structurel de la dépendance française.

L’urgence est de se remettre à produire pour viser une meilleure souveraineté alimentaire.

Il nous faut donc aider fortement et spécifiquement les usines françaises des industriels de l’agro-alimentaire pour leur facture énergétique, au nom de la souveraineté alimentaire et du caractère stratégique de l’alimentation, afin de maîtriser les prix.

Un second volet d’action doit être de revoir le système des aides PAC en modulant selon la capacité du marché sur lequel l’agriculteur intervient à payer le prix qui assure son juste salaire. Trois marchés pourraient être définis : les produits haut-de-gamme au prix rémunérateur, dont il faudrait développer l’exportation pour équilibrer la balance commerciale ; les produits courants transformés en France, peu rémunérateurs pour l’agriculteur, qu’il faudrait accompagner avec des aides PAC plus élevées pour renforcer la souveraineté alimentaire ; et enfin les produits de base ou peu transformés, exportés sur des marchés spéculatifs, pour lesquels les aides PAC pourraient être orientées à la baisse, en sachant que la décision d’exportation est un choix personnel. Cela supposerait d’établir en amont une stratégie nationale, qui inclut la question de la souveraineté alimentaire, mais aussi qui fasse la part des choses en matière d’exportations stratégiques, d’emploi rural mais aussi d’environnement.

La question des pollutions d’origine agricole doit être intégrée à la réflexion, mais il conviendrait en contre-partie de réfléchir à l’accumulation tendancielle des normes et interdits écologiques qui a entamé la compétitivité de notre agriculture et de mieux équilibrer l’approche agro-écologique. Notamment, plus aucun produit phytosanitaire ne devrait être interdit sans alternative efficace. Le risque actuel est que la balance commerciale française ne s’alourdisse encore, la France important des produits à faible valeur environnementale de pays étrangers.

Ne nous contentons pas de rustines : le débat sur la souveraineté alimentaire doit être ouvert, avant qu’après « une France sans usine » nous héritions d’une « France sans paysans » incapable de nourrir à coût raisonnable sa population.